C’est à l’invitation de la section LDH de Béziers, que Nathalie Tehio, Présidente nationale de la Ligue des Droits de l’Homme, a été accueillie par Alain Caralp, maire de Colombiers et président de la Domitienne à la salle du Temps Libre pour sa conférence « L’État de droit, bouclier juridique est-il menacé ? ».

 

Nathalie Tehio à la tribune – photo LDH

 

Une assistance nombreuse et attentive-photo LDH

Devant plus d’une centaine d’auditeurs très attentifs, Nathalie Tehio a d’abord rappelé que l’État de droit désigne un ensemble de principes et de règles qui garantit les libertés et les droits fondamentaux pour toutes et tous. C’est un pilier de la démocratie.

Elle a rappelé que l’État de droit a plusieurs objectifs, protéger le processus démocratique, préserver l’égalité entre toutes les personnes, et empêcher l’état d’agir arbitrairement en protégeant les individus contre ses ingérences ou ses abus. L’indépendance de la justice vise particulièrement à empêcher le gouvernement ou le parlement de prendre des décisions arbitraires, de confisquer le pouvoir ou de se laisser corrompre.

La séparation des pouvoirs devrait nous protéger donc des abus et de la concentration des pouvoirs, qui est une forme d’autoritarisme pouvant fragiliser ou détruire la démocratie.

La Présidente de la LDH a ensuite décrit un état de droit fragile en France, par exemple les membres du Conseil constitutionnels ne sont pas nécessairement des magistrats, ils sont désignés par des élus, les procureurs sont dépendants du garde des sceaux, ou encore l’IGPN n’est pas indépendante. De nombreuses nouvelles lois se multiplient au prétexte d’assurer notre sécurité comme la loi de 2019 entravant la liberté de manifestation ou la loi de 2021 de la sécurité globale ou encore celle de la loi dite « séparatisme ».

Enfin après avoir répondu à de nombreuses questions de la salle, Nathalie Tehio a conclu que chaque citoyen est aussi un rempart pour protéger l’état de droit et que la LDH interpellera toujours les pouvoirs publics pour garantir les droits fondamentaux lorsque des mesures vont à leur rencontre.