Nous poursuivons avec cette publication, 2ème partie, le témoignage d’adhérente de notre section de Béziers dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Aujourd’hui, la parole libre à Heidi à travers trois questions.

1. Est-ce que la femme est plus libre de nos jours ?

La femme paraît plus libre actuellement grâce à la libération de la parole de « Me-Too », les viols sont de plus en plus dénoncés même dans les cercles les plus protégés (politique, culturel) mais si on suit les résultats juridiques, on voit que les personnalités les plus importantes restent toujours protégées.

Toutefois si une apparente libération de la parole voit le jour, on voit apparaître également une montée dangereuse du sexisme décomplexé dans des pays comme la France, où on pensait le voir disparu.

2. Comment peut-on faire de l’égalité professionnelle une réalité ?

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C’est bien le fond du problème, la maternité empêche la femme d’obtenir le même statut que l’homme au sein de l’entreprise …

Tant qu’un homme ne portera pas d’enfant, on ne réglera pas cette inégalité !  Les seules possibilités de rétablir un semblant de justice serait tout d’abord d’avoir l’égalité salariale (loi Rixain *), d’inciter l’homme à prendre mieux en charge la petite enfance : inciter le congé parental pour les pères, créer des crèches en entreprise, reconnaître et rémunérer le travail domestique et surtout mieux éduquer les enfants à ces inégalités et aux représentations genrées…

3. Comment éduquer les femmes à ne plus accepter ces inégalités ?

 Dès le plus jeune âge, il faudrait que les femmes s’assurent mieux, ne se considèrent plus comme moins performantes physiquement et mentalement, qu’elles ne se limitent plus aux études littéraires ou sociales, qu’elles s’émancipent quitte à les inciter à pratiquer des entraînements sportifs jusqu’aux sports de combat ou d’adresse.  Les femmes devraient toujours rester en alerte pour le moindre dérapage et s’informer sur les révoltes réussies : les sardinières, les grèves du sexe …

 

*L’article 14 de la loi n° 2021-1774 du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle crée une obligation de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes des grandes entreprises, accompagnée d’une obligation de transparence en la matière.

Elle fixe de nouvelles obligations pour les entreprises qui emploient au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif. Celles-ci doivent désormais calculer et publier leurs écarts éventuels de représentation entre les femmes et les hommes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes, chaque année au plus tard le 1er mars. Elles doivent ensuite communiquer leurs résultats ainsi que leurs modalités de publication au comité social et économique et transmettre ces informations à l’administration sur le portail de déclaration « Représentation équilibrée »

Les entreprises devront atteindre un objectif de 30% de femmes et d’hommes cadres dirigeants et de 30% de femmes et d’hommes membres d’instances dirigeantes à partir du 1er mars 2026. Cet objectif sera de 40% à partir du 1er mars 2029 : les entreprises disposeront alors d’un délai de deux ans pour se mettre en conformité avec ces objectifs, sous peine de pénalité financière.